De l’éthylotest à l’outil médical permettant de surveiller votre activité musculaire, les tatouages éphémères et connectés sont en pleins coeur d’un nouvel air. 


Plus esthétique qu’un éthylotest, en sortie de boîte, votre tatouage peut désormais vous dire si vous avez trop bu. Ou, plus exactement, un tattoo éphémère, développé par des chercheurs de l’université de San Diego et du National Institute of Biomedical Imaging and Bioengineering, qui utilise votre transpiration pour analyser votre taux d’alcoolémie.
€œCela ressemble à un tatouage temporaire, mais c’est en réalité un patch biocapteur qui comporte plusieurs composants flexibles et sans-fil € , explique Seila Selimovic, directrice du programme, à Science Daily News. €œUn des composants délivre un produit chimique qui stimule la transpiration, sous le patch, tandis qu’un autre analyse les changements dans le flux électrique qui traverse la sueur générée, et mesure le niveau d’alcool € . Le tatouage peut même envoyer ces informations sur le téléphone de l’utilisateur.
Un tel tattoo permet en un seul coup d’oeil de savoir si le conducteur qui promet n’avoir bu qu’un verre est vraiment en état de prendre le volant.

Mais ce n’est pas tout..
Des tatouages €œtech €  sont en plein essor. Le MIT et Microsoft Research ont présenté en aoà»t DuoSkin, un procédé de fabrication qui permet de créer des tatouages à base de feuilles d’or. Votre poignet se transforme alors en trackpad pour votre smartphone, en ticket de métro ou change en fonction de votre humeur. Une première version de ce type de tattoo, nommée Tattio, prévoyait une commercialisation à 1,50$ par pièce.




Des tatouages médicaux 
Au Centre des Nanosciences et nanotechnologies de l’université de Tel Aviv, la professeure Yael Hanein a développé un tatouage temporaire qui surveille l’activité des muscles et des cellules nerveuses. €œCela pourrait aussi aider les personnes qui ont subi des attaques cardiaques ou cérébrales à mieux contrôler leurs muscles, ou guider des patients amputés pour diriger leurs membres artificiels € , explique-t-elle, précisant d’ailleurs s’être inspirée des recherches de l’Université de San Diego.

Selon toute vraisemblance, ces tatouages devraient apparaître prochainement et ils pourraient bien rencontrer un certain succès auprès des branchés connectés. €¨