Ce lundi 23 janvier 2016 à 14h30, Maria Grazia Chiuri présentait son premier défilé Dior haute couture dans un musée Rodin revisité. Transformé en labyrinthe enchanté la créatrice tente une approche plus intemporelle et portable de la couture, hommage à Monsieur Dior. Et ça fonctionne !

Près de 5 00m2 de surface,1 000m2 de mousse des bois au sol, 400 00 tiges de buis pour les assises, 80 000 branches de liège, 500 plantes pour le labyrinthe et un arbre de 2 tonnes au centre façon attrape-rêves… Un décor hors norme qui transformait le labyrinthe en forêt imaginaire grâce aux créations fleuries d’Eric Chauvin, dont raffolait déjà Raf Simons du temps où il était chez Dior. Un moment hors du temps entre passé, présent et futur. Maria Grazia Chiuri nous plonge dans le nouvel univers onirique de la maison de couture Dior. Un monde où les visages se parent de masques énigmatiques et de coiffes chimériques sagement coiffée-décoiffée imaginée par Guido Palau, où les robes se parent tour à tour de plumes, de broderies et d’enluminures rythmant un bal esthétique des plus enchanteurs.

Au milieu des robes vaporeuses, des orfèvres de dentelle et des longues jupes en tulle, le smoking féminin fait son apparition. La pièce masculine, réinterprétée, se dévoile en version féminine, le tailleur bar se déstructure et se recompose pour devenir une cape, quant au pantalon de smoking, il devient une jupe-culotte ample, qui se pare de satin sur le côté.

Soit une collection rêvée comme un grand bal de conte de fées, où les silhouettes dansaient dans un décor de forêt imaginaire.